Stellantis envisage de vendre l’usine qui produisait les Dodge sportives

2026.08.18 - 14:05
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 Stellantis envisage de fermer et de vendre son usine de Brampton, en Ontario, au Canada, une installation qui a longtemps été associée à la production de plusieurs modèles Dodge et Chrysler. L’avenir du site reste incertain depuis l’arrêt de la production automobile à la fin de 2023.

Selon des médias canadiens, Lana Payne, présidente du syndicat Unifor, a indiqué que Stellantis avait informé le syndicat qu’elle étudiait la possibilité de fermer et de vendre l’usine. Le constructeur n’a toutefois pas encore transmis de notification officielle concernant une éventuelle fermeture.

L’usine de Brampton, qui appartenait auparavant à American Motors Corporation, a récemment produit plusieurs modèles emblématiques, dont la Chrysler 300, la Dodge Charger et la Dodge Challenger. La production automobile y a pris fin à la fin de 2023, alors que Stellantis prévoyait de réaménager le site pour y produire de nouveaux modèles Jeep.

Le projet de réaménagement a cependant été suspendu en février 2025. En octobre, Stellantis a transféré son projet de production du Jeep Compass vers son usine de Belvidere, dans l’Illinois, laissant ainsi le site de Brampton sans modèle attribué.

Lana Payne a déclaré que les salariés étaient désormais confrontés à une forte incertitude concernant l’avenir de leurs emplois. Elle a qualifié une éventuelle fermeture de « coup dur » pour les travailleurs qui attendaient la reprise de la production.

Selon les informations rapportées par les médias canadiens, une fermeture pourrait affecter environ 2 200 emplois. Les salariés bénéficient actuellement d’une garantie de revenu correspondant à environ 70 % de leur rémunération habituelle.

L’accord collectif couvrant les sites de Stellantis à Brampton, Windsor et Etobicoke doit expirer le 20 septembre, ce qui place l’avenir de l’usine au centre des prochaines négociations.

Stellantis reste pour l’instant très prudente sur ses intentions. Le constructeur affirme que sa priorité demeure la recherche d’une « solution de production durable » pour Brampton, sans fournir davantage de précisions avant l’ouverture des négociations.

Les autorités de Brampton souhaitent préserver le site pour une activité automobile, ce qui pourrait limiter la possibilité de le convertir facilement à un autre usage industriel. La ville espère toujours qu’une production automobile puisse y reprendre à l’avenir, notamment alors que des constructeurs chinois cherchent à développer leurs activités industrielles au Canada.

Cette situation intervient alors que le Canada a récemment assoupli certaines restrictions concernant les véhicules fabriqués en Chine, dans le cadre d’un accord commercial plus large avec Pékin portant notamment sur les droits de douane appliqués à certains produits canadiens.

Le directeur général de Stellantis, Antonio Filosa, avait également évoqué la possibilité de produire des véhicules Leapmotor au Canada et au Mexique, ou de les assembler dans ces deux pays à partir de kits.

Stellantis avait acquis en 2023 une participation de 21 % dans Leapmotor pour 1,6 milliard de dollars, renforçant ainsi son partenariat avec le constructeur chinois et sa présence sur le marché des véhicules électriques.

Le ministère canadien de l’Industrie a indiqué travailler avec Stellantis, Unifor et le gouvernement de l’Ontario afin de préserver la production automobile, les emplois et les investissements dans le secteur.

Aucune décision définitive n’a encore été annoncée concernant l’usine de Brampton. Pour l’instant, le site reste partagé entre l’espoir d’un retour à la production automobile et la possibilité d’une sortie définitive du réseau industriel de Stellantis.

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